Le juge était branché nouvelles technologies
Lorsque les deux inspecteurs arrivèrent sur place le spectacle était terminé. Un spectacle du genre expressionniste. La jeune fille était tombée de tout là haut, sans prévenir, sur ce macadam trop sec que l’on ne trouve qu’aux pieds de tours trop immenses. Ils firent venir le père de la victime qui ne pu l'identifier formellement tant le choc avait été sérieux. Il ne parvint pas non plus à être triste, sa fille, ou qui que ce soit, était vraiment trop éparpillée. Bref. La fouille de la victime fut fastidieuse car elle aimait porter ses poches nombreuses et profondes. Bob et son collègue dénichèrent finalement un cellulaire rose et gris, seulement ils constatèrent que l’agent de la police scientifique qui était passé avant eux avait emporté la carte SIM. Les textos d'anonymes décédés se revendaient très bien sur internet, un truc à la mode.
On décréta une petite cérémonie avec force fanfare, comme on avait vu faire sur la tombe du soldat inconnu. On alluma aussi une petite flamme. Les quelques touristes qui firent le déplacement furent déçus dans l'ensemble, la scène manquait de photogénie. Les touristes aiment les monuments aux morts propres et d’apparence solide. On ne garda donc que les os du cadavre avec lesquels Bob improvisa une petite construction sous le regard admiratif de son collègue. La matière périssable fut revendue sur internet à des vieux dégueulasses. Pas obligatoirement plus dégueulasses que ceux qui achètent des SMS de disparus mais certainement plus tordus. De toute façon tout s'achète sur internet et l’important c’est que le paiement soit sécurisé.
Nos deux flics avaient du pain sur la planche. Qui était cette jeune fille, pourquoi avait-elle sauté et, si elle avait été froidement assassinée, pourquoi avait-elle voulue être froidement assassinée ? Bob souligna qu’il n’était en rien illégal de sortir d’une tour, par la porte ou par la fenêtre, à condition d’avoir terminé sa journée de travail. Son collègue qui était très pointilleux sur les horaires approuva et ajouta que le plus dangereux avec les tours c’était pas d’en sortir, par la porte ou par la fenêtre, mais d’y entrer. Ces deux là c’est des vrais flics de terrain, vous les ferez pas bosser dans un burlingue.
L'enquête suivait son cours lorsque le tueur passa sous le bec de nos deux poulets et au pas de course s'il vous plait. Bob parvint à l’attraper mais alors le corps fuyard s’ouvrit en deux par le nombril et laissa s’échapper une petite bonne femme qui continua sa course. Bob n’était pas du genre à réfléchir quand faut courir : il empoigna à nouveau la fugitive mais une plus petite bonne femme encore s’échappa pour ne laisser qu’une coquille vide entre les mains du policier. Son collègue qui avait du mal à suivre essayait tout de même de se rendre utile, il criait : « Bob, arrête moi si je me trompe mais tout ça ressemble à une drôle de Poupée Russe! » En effet lorsqu’il eut atteint la dernière Poupée, pour ainsi dire la plus petite, Bob était épuisé et la fille de l’Est croupissait sous les verrous.
Seulement la Poupée en question avait des courbes intéressantes auxquelles le juge fédéral s’était effectivement intéressé par le passé. Il se chargea d’envoyer aux inspecteurs un mail qui ne faisait pas de mystère. Le juge était très branché nouvelles technologies et Bob en avait marre d’internet. De toute façon la Poupée était mignonne et elle n’avait sûrement pas agit seule, il faudrait remonter le courant jusqu’au commanditaire et Bob ne supportait pas qu’on le prenne pour un saumon. Les saumons il les aime sur des blinis et encore seulement quand y a plus de tarama au frais. Bob c’est pas un poseur.
Toujours est-il qu’on mettait les pieds dans une affaire bien compliquée or nos flics de terrain appréciaient les affaires simples et qui finissent dans un bain de sang. Ils refilèrent le dossier à la Section Orgueilleuse de la police d’Etat qui n'en fit pas grand cas.
On décréta une petite cérémonie avec force fanfare, comme on avait vu faire sur la tombe du soldat inconnu. On alluma aussi une petite flamme. Les quelques touristes qui firent le déplacement furent déçus dans l'ensemble, la scène manquait de photogénie. Les touristes aiment les monuments aux morts propres et d’apparence solide. On ne garda donc que les os du cadavre avec lesquels Bob improvisa une petite construction sous le regard admiratif de son collègue. La matière périssable fut revendue sur internet à des vieux dégueulasses. Pas obligatoirement plus dégueulasses que ceux qui achètent des SMS de disparus mais certainement plus tordus. De toute façon tout s'achète sur internet et l’important c’est que le paiement soit sécurisé.
Nos deux flics avaient du pain sur la planche. Qui était cette jeune fille, pourquoi avait-elle sauté et, si elle avait été froidement assassinée, pourquoi avait-elle voulue être froidement assassinée ? Bob souligna qu’il n’était en rien illégal de sortir d’une tour, par la porte ou par la fenêtre, à condition d’avoir terminé sa journée de travail. Son collègue qui était très pointilleux sur les horaires approuva et ajouta que le plus dangereux avec les tours c’était pas d’en sortir, par la porte ou par la fenêtre, mais d’y entrer. Ces deux là c’est des vrais flics de terrain, vous les ferez pas bosser dans un burlingue.
L'enquête suivait son cours lorsque le tueur passa sous le bec de nos deux poulets et au pas de course s'il vous plait. Bob parvint à l’attraper mais alors le corps fuyard s’ouvrit en deux par le nombril et laissa s’échapper une petite bonne femme qui continua sa course. Bob n’était pas du genre à réfléchir quand faut courir : il empoigna à nouveau la fugitive mais une plus petite bonne femme encore s’échappa pour ne laisser qu’une coquille vide entre les mains du policier. Son collègue qui avait du mal à suivre essayait tout de même de se rendre utile, il criait : « Bob, arrête moi si je me trompe mais tout ça ressemble à une drôle de Poupée Russe! » En effet lorsqu’il eut atteint la dernière Poupée, pour ainsi dire la plus petite, Bob était épuisé et la fille de l’Est croupissait sous les verrous.
Seulement la Poupée en question avait des courbes intéressantes auxquelles le juge fédéral s’était effectivement intéressé par le passé. Il se chargea d’envoyer aux inspecteurs un mail qui ne faisait pas de mystère. Le juge était très branché nouvelles technologies et Bob en avait marre d’internet. De toute façon la Poupée était mignonne et elle n’avait sûrement pas agit seule, il faudrait remonter le courant jusqu’au commanditaire et Bob ne supportait pas qu’on le prenne pour un saumon. Les saumons il les aime sur des blinis et encore seulement quand y a plus de tarama au frais. Bob c’est pas un poseur.
Toujours est-il qu’on mettait les pieds dans une affaire bien compliquée or nos flics de terrain appréciaient les affaires simples et qui finissent dans un bain de sang. Ils refilèrent le dossier à la Section Orgueilleuse de la police d’Etat qui n'en fit pas grand cas.
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