Mignonne

Publié le par bed

A voir le post précédent (Prévert et compagnie) j'ai l'impression qu'elle en a fait du chemin la poésie depuis Ronsard:

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu cette vêprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil.


Las ! voyez comme en peu d’espace,
Mignonne, elle a dessus la place,
Las ! las ! ses beautés laissées choir!
Ô vraiment marâtre Nature,
Puisqu’une telle fleur ne dure,
Que du matin jusqu’au soir !


Donc, si vous me croyez mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse :
Comme à cette fleure la vieillesse
Fera ternir votre beauté.



Finalement, au delà du vocable qui évolue le propos reste le même, un type s'adresse à une fille et à partir de là bonjour la poésie bienvenue dans le monde magique des sentiments.
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