Une saison en enfer maraîchère

Publié le par bed

elle t'attend patiemment sur le lit
toi oiseau de malheur tu fixes l'être bizarre
tu vides ta FAX par petites lampées
t'es pas si pressé que ça de
retourner dans  l'antre du diable.

tu vois la danse lascive de cet être qui semble l'habiter
tu dois y passer, t'as pas trop le choix
tu lui vomis dessus
elle adore ça, 
te chope par le cou, t'étrangle un peu
te fout en elle. 
T'en sortiras le matin avec le sapin de Noël
et un vieux clodo agrippé à sa vodka.

On a souvent comparé les femmes au diable
on avait oublié de les comparer à un poulpe
avec l'ampleur d'un pipeline.

Et dire qu'avant tu croquais la vie
et dire qu'avant tu souriais.
maintenant cloîtré chez toi
toi aussi avec ta vodka pas trop loin
tu peux plus fermer l'oeil
tu peux juste allez prier à la messe du dimanche
que ça n'arrive plus.
mais t'es déjà en train de boire des petites gorgées
d'alcool à 90
et de fixer la bête qui lance sa tentacule
droit sur ton cou
et puis tout droit dans ce qu'on appelle désormais... une décharge publique.
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