hé regarde j'ai l'impression que la réalité a encore dépassé la fiction

Publié le par bed

Une histoire vraie.

En 2006 Joaquin Phoenix raconte comment Werner Herzog est venu l'aider alors qu'il venait d'avoir un accident de voiture sur Sunset Boulevard, Hollywood:

"I remember this knocking on the passenger window. There was this German voice saying, 'Just relax.' There's the airbag, I can't see and I'm saying, 'I'm fine. I am relaxed. Finally, I rolled down the window and this head pops inside. And he said, 'No, you're not.' And suddenly I said to myself, 'That's Werner Herzog' There's something so calming and beautiful about Werner Herzog's voice. I felt completely fine and safe. I climbed out. I got out of the car and I said, 'Thank you,' and he was gone,"

Pour tous les enfants qui ne seraient pas encore bilingues et pour tous les grands qui voudraient se repasser le film, portedorleans vous offre une traduction maison, garantie sans sucre ajouté:

"Je me souviens qu'on tapait sur la vitre passager. Une voix allemande disait, "Restez calme". A cause de l'airbag je ne peux pas voir, je dis, "Ça va, je suis calme."  Finalement j'ouvre la vitre et cette tête apparaît. Il dit "Non, vous n'êtes pas calme." Et là je me dis "C'est Werner Herzog". Il y a quelque chose de tellement apaisant  et beau dans la voix de Werner Herzog. Je me suis senti bien et complètement en sécurité. Je me suis dégagé. Je suis sortis et j'ai dis "Merci", et il était parti. "

Pareil pour toi Joaquin, à peine on a eu le temps de te dire merci pour ton dernier et plus grand rôle que tu pars vers la musique dans ton gros blouson, et  voila que tu nous laisses seuls, debout  sur une route que c'est même plus du goudron que c'est des larmes, debout à côté de notre coeur accidenté.

Et cette putain de clim défectueuse qui va encore nous faire chialer.


Joaquin Phoenix dans le superbe et sobrement intitulé TWO LOVERS de James Gray

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