le vendu

Publié le par baz et ed

Je me suis vendu à la poésie, je lui ai piqué tous ses mots,
je lui laisse volontiers la rime et l'emphase,
les cimes et cette phrase.
La poésie est muette  et sucrée :
sur l'écran de télévision
un mime, une sucette à la bouche, enfourche un animal quelconque

La nature morte de mon transistor
déverse dans la tête de l'auditeur
la vérité basse fréquence.
L'auditeur entonne ensuite en canon
la petite musique de mon coeur.

J'ai tiré à la poésie tous ses maux,
on ne fait pas le même travail,
elle m'ange trop de saloperies
elle n'a dieux que pour ses femmes magnifiques
je n'ai pas connu la poésie
on m'a seulement dit,
qu'elle avait l'apparence d'une lesbienne historique
on m'a seulement dit,
qu'elle pleurait souvent, que c'était émouvant et sublime
on m'a souvent dit les larmes aux yeux :
"elle ressemble de loin à une vierge hydraulique."

J'ai vendu mon corps à la poésie,
la poésie ne pratique pas l'autopsie
elle a seulement joui un peu.
Puis j'ai planté la poésie,
un coup de couteau dans le genoux,
dont elle ne s'est jamais relevée.

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L
celui la il ets trop long, j ai la flemme de le lire
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